La neutralité journalistique a-t-elle un genre… et une couleur ? Pourquoi fait-on poser des femmes allongées, et pas des hommes ? Quel est le point commun entre un ministre photographié dans le pli d’un paravent, et un député à terre ? Combien de nuances de blond(es) croise-t-on au détour de la der de Libé ? Imaginerait-on une jeune femme photographe proposer à un chef d’entreprise de poser la chemise largement ouverte, assise à même la moquette de son bureau ? Les lesbiennes ont-elles un problème avec le sourire ? Et les hommes hétéros avec la nudité ? Accepter de se déshabiller pour la photo, est-ce consentir – même pour une porno star ? Féministes, sportives, chercheuses… doivent-elles aimer la mode et/ou le maquillage pour certifier leur féminité ? La « galanterie lexicale » existe-t-elle ? Détourner le cliché, est-ce le pulvériser… ou le renforcer ? L’écart entre la place accordée à la description des femmes et à celle des hommes dans un portrait est-il proportionnel au soin accordé à leur apparence ? Les femmes âgées ont-elles davantage besoin d’un fauteuil que les hommes ?… Et enfin, ces questions sont-elles si absurdes qu’elles en ont l’air ?
ET L’AMOUR AUSSI
Qu’est-ce qu’être lesbienne en France aujourd’hui ? 
Dix ans après l’adoption du mariage pour tous et toutes, la photographe Marie Docher est allée à la rencontre de lesbiennes de tout profil et de toute génération. Elle a réalisé des portraits et recueilli le récit intime de chacune : autant de fragments d’un discours amoureux hors des normes hétéros. Un livre documentaire qui propose une représentation inédite des lesbiennes et offre une plongée dans la culture queer.​​​​​​​
FEMMES PHOTOGRAPHES : 
Dix ans de luttes pour sortir de l'ombre
Ce livre est le récit d'une décennie (2013-2023) d'engagements pour la reconnaissance des femmes photographes dans les lieux d'expression de l'art et les médias.
Dix années d'actions, de débats, de confrontations qui ont changé profondément le milieu de la photographie en l'ouvrant à plus de diversité.
LES ARTISTES PEUVENT-IELS TOUT DIRE ? Collectif
« On ne peut plus rien dire ! » Vraiment ? (...) À l’heure où chaque jour voit éclore sa nouvelle pseudo-polémique – « menace woke », « cancel culture », « nouvelles censures » –, ce troisième volume de la collection “Les artistes…” a pour objectif d’éclairer la réalité de créateurices minoré·es et/ou critiques, et d’écouter les questions qu’iels se posent en matière de liberté de création (peut-on s’autoriser à s’emparer d’un sujet si on n’est pas concerné·e ? Est-il risqué de créer ? Reste-t-il possible de dire ce qu’on veut sans craindre les représailles ?…) et tenter de répondre à celle-ci, fondamentale : tout dire, oui, mais pour dire quoi ? Et comment ?
Les artistes : Ayouba Ali, Hakim Atoui, Johanny Bert, Leslie Barbara Butch, Marie Docher, Camille Ducellier, Habibitch, Alistair Houdayer, Axelle Jah Njiké, Guillaume Meurice, Laura Nsafou, Oh Mu, Ovidie, Christelle Pécout, Kelsi Phung, Niels Rahou et Boulomsouk Svadphaiphane. Édité et préfacé par Guillaume Nail.
ALICE NEEL - Collectif
À l'invitation de Fabienne Dumont, sept femmes artistes portent leurs regards sur l'œuvre d'Alice Neel (1900-1984), figure majeure et longtemps méconnue de la peinture nord-américaine, puissante portraitiste et artiste engagée.

« Dès la préface, le ton est donné ; présentée avec clarté, simplicité et sans emphase 
la trajectoire d'Alice Neel dans le XXe siècle parvient à mettre en avant les zones de réflexion et d'interrogations de son rapport à des concepts qui pourraient la définir. À l'image de ce féminisme comme horizon problématique d'une vie aussi libre que marquée par les ambiguïtés, dégageant alors la nécessité de se départir de toute appréciation morale venant au secours de la publicité d'un œuvre qui n'en a pourtant pas besoin. Et c'est toute la force de ce petit ouvrage, réunissant des paroles d'artistes autour d'une peinture qui les a influencées ou, au contraire, découverte par la suite et dont le magnétisme révèle les liens secrets de filiation. Dépourvue d'images, cette parole de peintres trouve paradoxalement un intérêt passionnant dans sa restriction aux mots, aux lettres, voire à la lettre. [...] Peu importent support et médium, les plasticiennes échangent ici avec toute leur singularité et une émotion sensible les possibles de la communication et les ramifications infinies de l'œuvre et, sans se concerter, dévoilent une communauté de regards qui passe immanquablement par l'attention essentielle au pluriel. »
Guillaume Benoit, Slash Paris - 
Editions Transatlantique - 2022

ALORS JE SUIS DEVENUE UNE INDIEN D'AMERIQUE
Par goût, petite fille on devient une Indien d’Amérique – on rêve d’espace et d’indépendance, on se met un bandeau sur le front pour tenir ses cheveux longs, on s’habille en pantalon. On ne sait pas, alors, que les Indiens survivent dans des réserves.
Avec le temps, on devient adulte, les choix s’affirment. On encaisse les coups en se disant que c’est le lot commun, on fait sa vie avec une femme et son enfant. Ça va mieux, ça va bien.
Et brutalement, les signaux passent au rouge. Quand une agence lui a demandé un reportage sur la Manif pour Tous, Marie a dit non. Impossible de les photographier, ces foules qui bannissent les couleurs arc-en-ciel de leur monde en rose et bleu.
À la place, Marie a fouillé dans ses archives, dans ses souvenirs, elle a tatoué sur ses photos la violence des arguments réactionnaires repris par les traditionalistes de tous bords. Son livre, Alors je suis devenue une Indien d’Amérique… fait le récit, en mots et en images, d’une prise de conscience courageuse et lucide qui restitue le choc dans toute sa brutalité.
Lire la préface d'Elisabeth Lebovici  - Editions iXe. 2015
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